Reconversion dans la kinésiologie : mon parcours et ce qui m’a donné le déclic

Parcours et reconversion kinésiologue

Quand j’ai découvert le monde de la thérapie complémentaire, c’est une espèce de porte ouverte sur l’infini qui s’est présentée à moi, avec cette impression de vertige et de ne pas savoir par quoi commencer ou vers qui me diriger.

Fille de médecin (hémato-immuno-oncologue) et d’une avocate, ce sont les approches scientifiques et académiques qui ont prévalu sur les alternatives dans ma prise en charge en tant que patiente. Je n’ai rien à leur reprocher, elles m’ont même sauvées à plusieurs reprises et m’ont laissée admirative ; à tel point que j’avais prévu de suivre des études de médecine. La vie en a pourtant décidé autrement.

Après quelques années de tourisme estudiantin et universitaire – ma foi, la vie d’étudiante est quand même particulièrement agréable pour une touche-à-tout, mon parcours en entreprise s’est finalement dirigé vers celui de spécialiste RH, plus spécifiquement, l’accompagnement des jeunes en formation (dispositif de l’apprentissage en Suisse). Mon profil correspondant particulièrement aux entreprises de grande envergure (internationales ou administrations publiques), j’y ai navigué de nombreuses années sans toutefois y voir éclore la graine de la passion.

Et puis voilà, dans un coin de ma tête et surtout de mes tripes, le besoin vital de soutenir autrui dans sa globalité n’a pas cessé de germer, jusqu’à devenir un arbre qui cachait la forêt !

L'envie d'aider les autres, mais quelle direction prendre ?

Il fallait maintenant que je découvre parmi la multitude de possibilités quelle thérapie complémentaire étudier.
J’ai mis plus de dix ans à savoir laquelle pourrait me correspondre le mieux, tant du point de vue de la posture que celle de ma vision de la guérison.

J’ai tâtonné (encore un peu de tourisme – c’est que j’aime voyager…), expérimenté des techniques énergétiques, du coaching sans jamais me sentir totalement à ma place.

Et j’avais toujours cette espèce de frustration : pourquoi aucune de ces méthodes ne reliait le mental, le physique et l’émotionnel ? Pourquoi continuer à séquencer notre tout et n’intervenir que sur une partie de soi en écartant les autres ? Comment imaginer un rétablissement complet si l’intervention ne se fait que sur un pan de notre individu ? Et surtout, quelles sont les alternatives reconnues, protocolées et méthodiques, référencées par les associations professionnelles et nationales de la santé ?

Si je devais m’engager sur une formation répartie sur plusieurs années, je souhaitais m’assurer de son sérieux et de sa validité.

Eh oui, on ne se refait pas… Je suis quand même issue d’un milieu académique avec mon master universitaire et mes parents renommés dans leur spécialité… Je n’allais pas commencer un cursus de longue durée qui ne répondait pas à mes critères. Et puis, je n’avais plus 20 ans : ma période aventurière était loin derrière moi.

Le déclic : un mental en contrôle et des émotions mises sous couvercle

Remettons un peu de contexte : après une grosse rupture sentimentale, je décide, bien trop jeune, de fermer la porte de l’expression de mes émotions et de mes sensations. C’est trop douloureux et si ressentir ça implique autant d’intensité négative, autant mettre un couvercle dessus, que ce soit ou non agréable…

Mais à force, c’est tout mon dialogue intérieur qui s’est vu muselé, jusqu’à la manifestation de la douleur ou tout simplement de mon discernement !

Mon mental avait une telle emprise sur l’ensemble de mon fonctionnement que tout semblait être sous un contrôle rassurant :

  • « mais non, je suis heureuse » : et me voilà engagée dans une suite de relations personnelles ou professionnelles qui m’étouffent et me privent de liberté, jusqu’au burnout ;
  • « mais non, je n’ai pas si mal » : dis-je par exemple à la suite d’une fracture de la mâchoire à ski, qui n’a été diagnostiquée comme telle que dix jours plus tard lorsqu’un médecin-dentiste m’arrache une dent de sagesse – sur la fracture – pour « me soulager ». La tête du chirurgien et des internes quand ils l’ont su ; une vraie bête de foire à l’hôpital… ;
  • « c’est ok, je gère » : alors que je subis des violences gynécologiques dans un parcours de PMA qui, naturellement, sera voué à l’échec.

Alors là, stop, c’en est assez !

Ma reconversion en kinésiologie et mon parcours

Je suis fatiguée de ne plus être moi, de jouer toutes sortes de rôle sauf le mien. J’apprends alors à m’écouter de façon globale, lentement. On m’enseigne comment prendre soin de moi et j’y arrive gentiment grâce à l’aide de divers praticiens de la santé (psychologues, ostéopathes, masseuse, médecins, kinésiologue, patricien reiki, coach sprotive).

C’est donc un immense nettoyage qui s’est engagé sur toutes les sphères de ma personne et qui continue (avec moins d’ampleur) avec des épreuves régulières qui me testent et pointent l’état de mon avancement. On n’arrête pas de grandir et de s’enraciner. La vie est une grande coquine et elle sait bien nous le prouver.

La découverte d'une thérapie holistique : la kinésiologie

Comment la kinésiologie s’est-elle faite une place dans ma vie ? Par le réseau ! La connaissance d’une amie étant kinésiologue, elle me la conseille pour que j’expérimente cette approche.

Et là, c’est une véritable révélation ! Je découvre une thérapie qui non seulement est holistique, mais surtout, qui permet à mon corps, que j’ai trop longtemps mis de côté, de prendre sa juste place pour dialoguer avec moi. C’est un tel soulagement de pouvoir enfin panser toutes ces plaies, physiques ou émotionnelles, que j’ai collectionnées toutes ces années. De leur donner vie, de les accueillir, de les guérir.

C’est à cet instant que je comprends que notre corps est une bibliothèque personnelle (ou cloud 😊) de chaque expérience vécue ; il enregistre tout (mieux qu’une IA) ! À tout moment, on peut par conséquent faire appel à lui pour mener l’enquête et mieux se comprendre. Il sait où chercher l’information, comment elle doit se traduire, respecte notre rythme et éclaire notre chemin avec nos ressources propres.

C’est un outil puissant et d’une extrême justesse, qui jamais ne juge. Il exprime simplement ce qui est dans le moment présent et comment le métaboliser en lien avec nos émotions et notre mental. Aujourd’hui encore, je m’émerveille de ces moments de vérité, que ce soient les miens ou ceux que je partage avec ma clientèle. Cela me conforte dans la joie de devenir kinésiologue et l’assurance de la bonne direction entreprise.

 

Je vous souhaite, comme j’ai pu l’expérimenter, de trouver le chemin vers ce dialogue intérieur, doux et puissant. Et si je pouvais vous aider à apporter un peu de lumière sur votre quête personnelle ?

Êtes-vous prêt·e à commencer votre enquête intérieure ?

Chaque séance est une exploration douce et précise pour retrouver clarté, confiance et alignement. Je serai ravie de vous accompagner sur ce chemin.