La ménopause et le cerveau et comment la kinésiologie peut vous aider à traverser cette transition

Cet article s’adresse à toutes les femmes concernées par la ménopause, qu’elles soient cis ou trans.

Comme vous l’avez peut-être compris, mon intérêt pour les phases de transition ne cesse de croître à mesure que la science, et en particulier la neuroscience, avance sur les questions féminines. Et nous n’en sommes qu’au début !

J’avais déjà été passablement enthousiaste à la lecture du livre du Dr. Daniel J. Siegel, « Le cerveau de votre ado » (que je recommande d’ailleurs fortement à chaque parent d’adolescent-e ; 2018) qui m’avait éclairée sur les mécanismes hormonaux de cette phase parfois délicate et de leur impact sur les comportements déviants que l’on peine à comprendre (ou dont on ne se souvient pas, alors que nous y sommes tous-tes passé-es…).

Approche de la kinésiologie recherche dans le corps

Approfondir le sujet avec l’ouvrage d’Aurore Malet-Karas, « Cerveau, sexe et amour » (2024) a continué d’alimenter ma faim d’en savoir plus sur les liens entre nos hormones, notre cerveau et nos symptômes ou attitudes. Alors lorsque j’ai découvert le livre de Lisa Mosconi, « La ménopause commence dans le cerveau » (2024), ma curiosité s’est tout simplement accélérée ! J’allais enfin en savoir plus sur cette période que chaque femme traverse (et j’insiste sur CHAQUE femme, c’est-à-dire la moitié de la population mondiale) avec plus ou moins de difficultés et d’incompréhension, parfois jusqu’au déni de nos vécus et ressentis. Je me fais donc un plaisir ici de vous partager les éléments que j’ai pensés être saillants.

« Neuroménopause » ?

Il faudrait aujourd’hui, avec les nouveaux éléments que nous apportent les neurosciences, parler effectivement de cette phase comme d’une série de symptômes qui sont enclenchés par notre cerveau qui essaie de s’ajuster aux changements hormonaux pour retrouver son état d’homéostasie, et qui parfois, les interprètent de façon erronée et s’emballe en nous donnant des sueurs froides (au propre comme au figuré).

Le cerveau féminin vieillit différemment que son pendant masculin : il est régulièrement mis à l’épreuve et vit en continuité un processus neurologiquement actif, lors de la puberté, la grossesse et enfin, la ménopause. Et ce vieillissement se répercute sur son énergie, sa structure, la connectivité cérébrale et sa chimie globale. Pas surprenant que nous soyons chaque fois bouleversées, tant mentalement que corporellement !

Quelques faits pour contextualiser

Concrètement, une femme passe plus ou moins 40% de sa vie en ménopause (Eh oui…), plus de 75% d’entre nous développent des symptômes cérébraux (nos amies les bouffées de chaleur par exemple) et malheureusement, encore aujourd’hui, moins de 20% (chiffre aux Etats-Unis mais je doute qu’on soit plus en avance dans nos contrées) des internes en gynécologie sont formé-es pour la prise en charge de la femme en périménopause ( !).

Petit rappel : 50% de la population sera tôt ou tard concernée par cette transition… Il était temps que la science se penche sur la question. Merci mesdames les scientifiques !

À ce stade une définition s’impose. La ménopause n’est que le point final de cette période. Elle est l’instant T où nous n’avons plus été réglées depuis 12 mois (pour celles qui ont encore leur utérus et leurs ovaires). Tout ce qui précède, le processus dynamique nous amenant vers ce point et dont les symptômes prennent plus ou moins de temps pour s’atténuer ou disparaître, se dénomme la périménopause ou préménopause. Pour celles qui ont subi une hystérectomie avec conservation des ovaires, il se peut que votre production hormonale ralentisse et que le flux sanguin vers les ovaires se réduise, laissant ainsi apparaître de premiers symptômes. Celle qui n’ont pas pu se permettre de conserver leurs ovaires seront ménopausées dans la foulée, quel que soit leur âge (dans la mesure du possible, il est recommandé de conserver ses ovaires. Parlez-en à votre chirurgien-ne gynécologique). Enfin, les trans en transition de genre sont évidemment concerné-es par les mêmes symptômes, quel que soit le type d’accompagnement (hormonal, chirurgical), ne les oublions pas.

Mais c’est quoi ces symptômes cérébraux ? C’est grave ?

Il faut comprendre que le cerveau féminin est génétiquement conçu pour réagir de manière préférentielle aux œstrogènes, notamment l’œstradiol. Comme il est un des régulateurs principaux du cerveau féminin (il stimule le métabolisme, maintient la santé osseuse et cardiaque), sa disparition entraîne naturellement des effets désagréables sur la santé physique et mentale de la femme périménopausée.

Dès le début de cette perte progressive d’œstradiol, le cerveau cherche à retrouver un équilibre, mais il a besoin d’un temps certain pour se réorganiser en éliminant les informations qui ne lui sont plus nécessaires. Car oui, c’est bien de cela dont il s’agit : lors de chacune de ces phases, la puberté, la grossesse, la périménopause, sa plasticité extraordinaire lui permet de trier le grain de l’ivraie. Je deviens une femme / je me prépare à accueillir un enfant / mes enfants n’ont plus besoin de moi. Qu’est-ce que je garde, qu’est-ce que je mets de côté qui est essentiel à la suite ?

 

Approche de la kinésiologie recherche dans le corps

Et devinez quoi ? La ménopause en est son apogée ! Les femmes ménopausées expriment une meilleure satisfaction globale (« menostart »), un meilleur contrôle émotionnel (cerveau plus « rationnel »), une seconde jeunesse (plus de liberté) et une plus grande empathie (nous devenons des aïeul-es qui prenons soin des autres sans toutes les injonctions maternelles). Ne devrions-nous pas nous en réjouir ?

Revenons à ces fameux symptômes cérébraux ; de quoi parle-t-on ?

  • Symptômes vasomoteurs : bouffées de chaleur et suées nocturnes
  • Sautes d’humeur et symptômes dépressifs
  • Troubles du sommeil
  • Brouillard cérébral
  • Baisse de libido

Bref, tout un programme, pour le moins peu joyeux me direz-vous. La bonne nouvelle : je vous le rappelle, il s’agit d’une phase, le temps que le cerveau (et cela a été démontré par des scanners) retrouve son état d’avant la perte d’œstradiol.

Bien sûr, chez certain-es d’entre nous, le processus va paraître infini et sérieusement bouleversant, surtout lorsqu’on a l’impression de perdre la tête. C’est là qu’interviennent les soutiens thérapeutiques (la kinésiologie ou l’ergothérapie par exemple) et/ou médicaux (suivi psychologique, neurologique, traitement hormonal substitutif adapté à votre historique gynécologique et physiologique, de préférence transdermique et à faibles doses), en fonction de l’intensité des symptômes.

Comment puis-je m’aider pendant cette phase ?

On ne le répètera sans doute jamais assez : bougez et alimentez-vous de façon équilibrée. Les femmes pratiquant une activité physique régulière et adoptant un régime méditerranéen plus vert (entendez avec moins de protéines animales) retardent l’arrivée de la ménopause et diminuent les problématiques vasomotrices. Elles présentent moins de risques de maladies cardio-vasculaires et de diabète, améliorent la qualité de leur sommeil, expriment un meilleur sentiment de bien-être et réduisent leur risque de démence.

Ne négligez pas non plus le stress chronique et le manque de sommeil. Ces deux facteurs ont un impact puissant sur nos hormones : elles les épuisent ! Le cortisol agissant en tandem avec nos hormones sexuelles, le stress chronique diminue leur approvisionnement en favorisant la production de cortisol pour « gérer » le stress, favorisant ainsi les symptômes de la périménopause.

cerveau ménopause 2

Et la kinésiologie dans tout ça ?

Se créer une équipe de soutien (médecins, thérapeutes, associations, proches, etc.) est essentiel pour pouvoir traverser avec douceur et patience cette phase transitoire. En m’incluant dans votre équipe, je m’appliquerai à réduire votre stress et à repenser votre rapport à l’alimentation, vous proposerai un endroit où déposer votre souffrance, vous aiderai reconsidérer positivement la ménopause et à accueillir avec bienveillance vos émotions en favorisant un dialogue intérieur.

Nous accéderons ainsi ensemble à un nouvel état d’esprit : celui de la plante vivace qui n’a de cesse de renaître après chaque hiver, qui prend le risque de chaque année mourir et renaître pour nous embaumer de ses beaux parfums et nous illuminer de ses couleurs étincelantes. Prêt-e pour cette renaissance ?

Êtes-vous prêt·e à commencer votre enquête intérieure ?

Chaque séance est une exploration douce et précise pour retrouver clarté, confiance et alignement. Je serai ravie de vous accompagner sur ce chemin.